Cascade de NON face à TGV: ils ont fait le référendum!!!

Publié le par Christiane

Après la Norvège, la Zambie, le Botwana....les grandes organisations....et les Etats-Unis d'Amérique!

Source: topmada

L’administration Obama condamne une prise de pouvoir “non-démocratique”

20 mars 2009

 

Robert Wood

Les Etats-Unis ont qualifié jeudi de “non-démocratique” l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina, et “réévaluent” l’ensemble de leurs relations avec Madagascar.

“Nous avons suivi de près cela (l’évolution de la situation). Nous considérons que les récents développements politiques à Madagascar constituent un transfert de pouvoir non-démocratique”, a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood.

“Nous sommes actuellement en train d’évaluer l’impact que ce transfert va avoir sur tous les éléments de nos relations avec le gouvernement de Madagascar”, a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la semaine, l’administration Obama via M. Wood avait indiqué que les Etats-Unis suspendraient leur aide si la crise politique prenait un tour “extra-constitutionnel”.

D’après Bloomberg, Madagascar a reçu $86,2 millions (167 milliards d’ariary) d’aide en provenance des Etats-Unis sur la période fiscale s’achevant au 30 septembre 2008. Cela comprend une enveloppe de $27,5 millions (53 milliards d’ariary) dans le cadre du Millenium Challenge Account pour les pays ayant mis en œuvre des réformes au niveau des libertés individuelles, de la lutte contre la corruption, et du développement économique et social.

La Norvège, quant à elle, a décidé de geler de son aide bilatérale, estimée à €10,3 millions par an (25 milliards d’ariary).

 

L’Union Africaine suspend Madagascar

20 mars 2009

L’Union africaine a suspendu vendredi Madagascar de l’organisme continental, et a déclaré que le remplacement d’un président élu par un politicien soutenu par l’armée constitue un coup d’Etat.
Cela fait suite à la déclaration un jour plus tôt de la SADC de ne pas reconnaître Andry Rajoelina. La SADC avait exhorté l’Union africaine et la communauté internationale à ne pas reconnaître Rajoelina comme président et appelé à un retour à l’ordre “démocratique et constitutionnel dans les plus brefs délais.”

Le conseil de paix et de sécurité de l’UA a donné six mois à Madagascar pour rétablir un gouvernement constitutionnel, sans doute par le biais d’élections, a déclaré Bruno Nongoma Zidouemba, le président du conseil et aussi ambassadeur du Burkina Faso à l’UA.

Si le pays ne le fait pas, l’UA envisage d’infliger des sanctions aux dirigeants a ajouté Zidouemba aux journalistes à Addis Abeba.

«Le conseil est d’avis que ce qui est survenu à Madagascar est entré dans la définition d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement ».

D’après l’Associated Press, l’UA avait également demandé à des gouvernements étrangers, y compris la France, qui a soutenu le nouveau président, de s’en tenir à la position de l’UA.

Jeudi, les États-Unis ont également dit qu’ils réexamineront l’aide au pays puisque la prise de pouvoir est « non-démocratique ». De son côté l’UE qualifiait la prise pouvoir de « coup d’Etat ».

Ravalomanana a accusé Rajoelina de vouloir prendre le pouvoir par des moyens anticonstitutionnels, car en vertu de la constitution, âgé que de 34 ans il est trop jeune pour devenir président.

Une vague de condamnations s’abat donc sur le nouveau pouvoir. D’ores et déjà le Premier Ministre Monja Roindefo a déclaré : « les condamnations de la communauté internationale ne nous embêtent pas outre mesure » et son ministre des finances Benja Razafimahaleo interrogé par Reuters : « s’ils suspendent les aides ce n’est pas la fin du monde (…) Nous survivrons ».

L’Union Européenne condamne le “coup d’Etat” à Madagascar

20 mars 2009

 

Andry Rajoelina et les mutins armés

La présidence de l’Union européenne a qualifié jeudi soir de “coup d’Etat” l’arrivée au pouvoir à Madagascar d’Andry Rajoelina.

“Il y a eu un coup d’Etat, ce n’était pas une élection démocratique”

C’est ce qu’a déclaré Karel Schwarzenberg au cours d’une conférence de presse à l’issue du premier jour d’un sommet européen à Bruxelles.

“Pour le moment, nous allons adopter une approche prudente, nous allons voir comment les choses évoluent”, a-t-il ajouté, en citant “l’exemple de la Mauritanie”.

Bruxelles a suspendu la quasi totalité de l’aide européenne à la Mauritanie après la prise du pouvoir par la junte le 6 août dernier, qui a renversé le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et l’UE a lancé un processus de consultation avec les nouvelles autorités pour les pousser à se plier aux exigences de la communauté internationale.

Suspension du Parlement et donc de ses élus

Le nouveau président, Andry Rajoelina, a annoncé jeudi la suspension des “activités de l’Assemblée nationale et du Sénat”, 48 heures après la démission forcée du président Marc Ravalomanana. En effet celui-ci s’était retrouvé complètement isolé suite à la demande d’arrestation lancée par Andry Rajoelina et suite à l’attaque de son palais présidentiel par des militaires.

La Haute Cour Constitutionnelle de Madagascar a officiellement entériné mercredi l’accession au pouvoir . Or d’après la Constitution, le président du Sénat aurait du prendre le pouvoir et organiser une élection dans les deux mois. De plus Andry Rajoelina de par ses 34 ans ne peut, toujours d’après la Constitution, être Président de la République.

La HCC avait auparavant validé l’ordonnance par laquelle le président Ravalomanana, lâché par l’armée, a transféré les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l’opposition.

Multiplication des condamnations

Les Etats-Unis avaient déjà qualifié plus tôt jeudi de “non démocratique” l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina et annoncé réévaluer l’ensemble de leurs relations. De son côté la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe composée de 15 pays africains dont l’Afrique du Sud) a indiqué ne pas reconnaître le nouveau président tout en invitant l’UA à faire de même et en envisageant des sanctions ou des “moyens disponibles pour rétablir l’ordre”. La Norvège a par ailleurs décidé de geler ses aides.

Seule la France n’a pas condamné le coup de force et apparaît donc désormais isolée face à la multiplication des condamnations de la Communauté Internationale.

 

Madagascar : l’Afrique australe ne reconnaît pas Rajoelina et demande un retour rapide à l’Etat de droit

19 mars 2009

L’Afrique australe via la SADC a refusé de reconnaître jeudi, Andry Rajoelina comme nouveau président de Madagascar, deux jours après sa prise de pouvoir par la force.

« La Communauté de développement de l’Afrique australe SADC ne reconnaît pas Rajoelina comme président car sa nomination viole non seulement la Constitution de Madagascar mais aussi les principes internationaux comme les protocoles de la SADC, de l’UA (Union africaine) et des Nations unies », écrit le bloc régional dans un communiqué.

A l’issue d’un mini-sommet consacrée à la situation à Madagascar, l’organe exécutif de la SADC a également exhorté l’Union africaine et la communauté internationale à s’aligner sur sa décision et a appelé à un retour « à l’Etat constitutionnel et de droit dans les plus brefs délais ».

« En cas de non-respect et de non-coopération par le régime de facto, la SADC considérerait des sanctions appropriées ou l’utilisation de tous les moyens disponibles pour rétablir l’ordre à Madagascar », précise le communiqué.

Les représentants de l’organe de sécurité de la SADC ont fermement condamné les circonstances qui ont conduit à l’éviction du président élu de Madagascar, Marc Ravalomanana.

Madagascar est un des quinze pays membres de la SADC, actuellement présidée par l’Afrique du Sud.

 

Un sommet de la SADC sur des sanctions contre Madagascar

20 mars 2009

L’Afrique australe organisera un sommet d’ici la fin du mois pour réfléchir à d’éventuelles sanctions contre Madagascar, après la prise de pouvoir par Andry Rajoelina soutenu par l’armée, a indiqué vendredi le gouvernement sud-africain.

“Nous allons réfléchir aux sanctions appropriées ou à l’usage d’autres ressources pour s’assurer que le pays retourne à la normale”, a déclaré à la presse le ministre de la Défense sud-africain, Charles Nqakula.

Tomaz Salomao, le secrétaire exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), se rendra samedi à Madagascar, qui est membre du bloc régional, pour examiner quelle action pourrait restaurer l’ordre, a-t-il ajouté.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC se réuniront à Johannesburg avant la fin mars pour décider des moyens de “mettre la pression sur Madagascar et particulièrement sur les gens qui ont mis dehors le leader démocratiquement élu de ce pays”, l’ex-président Marc Ravalomanana, a-t-il dit.

“Nous voulons être certains que ceux qui ont usurpé le leader démocratiquement élu ressentent l’effet des sanctions.”

La veille, l’organe de sécurité de la SADC avait refusé, à l’issue d’une réunion au Swaziland, de reconnaître le régime d’Andry Rajoelina et l’Union africaine (UA) a décidé vendredi de suspendre Madagascar.

“Le problème à Madagascar, c’est que Rajoelina a saisi le pouvoir de manière inconstitutionnelle”, a estimé le ministre sud-africain. “Il y a une franche détestation de ce type d’action (…). L’ensemble de l’Afrique réalise maintenant qu’il faut s’élever contre ce qui s’est passé à Madagascar.”

Lundi, une centaine de soldats soutenus par des chars, se sont avancés jusqu’aux bureaux du président Ravalomanana, le forçant à démissionner. Il avait alors remis le pouvoir à un directoire militaire, qui l’a transféré à l’ancien opposant Rajoelina.

La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar a officiellement entériné mercredi l’accession au pouvoir de M. Rajoelina alors que celui-ci n’a pas l’âge légal pour gouverner.

Avec agence: AFP


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