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JOHANNESBURG, 20 mars (Xinhua) -- La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC)
pourrait tenir une réunion ce mois pour discuter d'éventuelles sanctions à infliger à Madagascar, a affirmé vendredi le ministre sud-africain de la Défense
Charles Nqakula.
Lors d'une rencontre avec la presse, Nqakula a déclaré que l'organe de la SADC sur la coopération en matière de
politique, défense et sécurité recommanderait de lourdes sanctions contre Madagascar.
La troïka de l'organe - Afrique du Sud, RDCongo et Zambie - s'est réunie jeudi au Swaziland.
"Il y avait une envie d'intolérance totale. La troïka a dû se réunir car un pays membre est assiégé. Les sanctions
doivent en fait donner un signal clair: la SADC ne tolérera pas ce genre de chose", a indiqué M. Nqakula.
Le président malgache Marc Ravalaomanana a été obligé de démissionner mardi et remis les pouvoirs à l'armée. Les
pouvoirs ont été ensuite transférés au leader de l'opposition Andry Rajoelina dont les partisans n'ont cessé de manifesté depuis fin janvier.
Des pays africains ont condamné ce changement du pouvoir et menacé d'imposer des sanctions si Rajoelina ne renonce
pas le pouvoir.
"L'Afrique du Sud (...) ne reconnaîtra pas Rajoelina", a déclaré M. Nqakula, précisant que les sanctions feraient
l'objet de discussions et que l'organisation de 15 pays membres devraient prendre une décision.
"Ceux qui ont usurpé le pouvoir là-bas sentiront la pression des sanctions", a dit le ministre
sud-africain.
M. Nqakula a affirmé avoir informé le président sud-africain Kgalema Motlanthe des résolutions de l'organe sur la
coopération en matière de politique, défense et sécurité, proposant que la réunion de la SADC se tienne le 30 mars à Johannesburg.
Mais, a-t-il poursuivi, le président Motlanthe estime que cette date était "trop loin".
Le président Motlanthe, dont le pays assume la présidence de la SADC, avait condamné le changement du pouvoir à
Madagascar, déclarant qu'il ne reconnaîtrait pas Rajoelina qui, selon lui, a pris le pouvoir illégalement.
M. Nqakula a en outre avoué que la SADC aurait dû intervenir lors de la crise politique à Madagascar. Pourtant, le
protocole de la SADC ne peut agir sans la demande du pays membre, et pour le cas de Madagascar, Ravalomanana n'a pas demandé une intervention immédiate, a dit
le ministre sud-africain.
Par ailleurs, la troïka de la SADC a décidé d'envoyer son secrétaire exécutif Tomaz Salomao à Madagascar.
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