COMMUNIQUE DE LA MOUVANCE RAVALOMANANA

Publié le par Ny marina tsy maty

MEDIATION DU GIC SUR LA CRISE A MADAGASCAR : COMMUNIQUE DE LA MOUVANCE RAVALOMANANA

 

Suite aux récentes tournures des évènements sur la mise en œuvre de l’accord de MAPUTO, nous, Collectif GTT International, de la mouvance Ravalomanana, faisons le communiqué suivant 

 

Premier point

Le premier article de l’accord de MAPUTO stipule que le président de la transition doit être neutre. Cet accord a été rendu possible suite à des négociations quasi impossibles, mais qui ont pu être menées à bien grâce aux efforts considérables du Groupe International de Contact (GIC) avec à sa tête, Son Excellence M. Chissano, en septembre 2009. Cet accord a été accepté et signé par les quatre mouvances, MAIS AUSSI par les responsables du GIC.

Aujourd’hui, le GIC proposerai de mettre à la présidence de la transition Andry Rajoelina !

Andry Rajoelina serait-il devenu neutre ? Ou alors, le mot « neutre » a-t-il une signification variable dans le temps, en fonction de ce qu’on veut obtenir ou faire passer ?

Si c’était avéré, le GIC lui-même bafouerai l’accord qu’il a eu tant de mal à faire accepter et signer par les quatre mouvances. Faut-il comprendre par cela que le GIC, porteur d’espoir de tout un peuple lassé par la guerre et les troubles qui l’accompagnent, se serait laissé influencer par des pays qui ne visent que leurs intérêts économiques à Madagascar (suivez mon regard…) ? Que le lobbying des industriels et politiques des pays développés peuvent passer par-dessus toutes les options de sorties de crise si celles-ci ne correspondent pas à ce qu’ils ont imaginé pour servir leurs propres intérêts ?

 

Deuxième point

Aujourd’hui, pour donner « plus de force » à la campagne de médiation, les représentants de tous les pays membres permanents du conseil de sécurité des nations unies sont présents à Madagascar dans cette « ultime tentative » de règlement pacifique de la crise. Les nations unies proposent donc de cautionner cette solution proposée par le GIC et légitimer ainsi le coup d’état du 17 mars 2009, en acceptant de mettre à la présidence de la transition le premier responsable de ce coup d’état ! Au 21 ième siècles, l’honorable Organisation des Nations Unies, par la voix des représentants de membres permanents de son conseil de sécurité est en train de montrer aux actuels et futurs putschistes qu’il est  encore possible de prendre le pouvoir par la force, de détruire toute une économie et une société, et par la suite, de réclamer et recevoir tous les honneurs en se faisant légitimement nommer « Président de la Transition  » ! C’est une très mauvaise leçon qu’elle est en train de donner aux pays en voie de développement. Et les droits de l’homme, son fer de lance, dans tout çà ? Ces droits de l’homme au nom desquels elle intervient dans le monde entier pour « pacifier » les pays en guerre auraient-ils différentes significations selon l’endroit de la planète où l’on se trouve ?

 

Troisième point

Au sein de la mouvance Ravalomanana, nous avons fait d’énormes concessions pour aboutir à cet accord de MAPUTO. Faut-il rappeler encore que Son Excellence Le Président Marc Ravalomanana, en véritable patriote qu’il est, mettant l’intérêt supérieur de la nation avant toute chose, s’est volontairement retiré de toute participation à la transition pour faire aboutir les négociations afin de faire revenir la paix pour ses compatriotes et pour Madagascar.

Pour nous, il est le chef de fil incontestable et incontesté de la mouvance. Et donc, tout accord, traité, acte, ou quelque document que ce soit qui n’aurait pas son accord et sa signature est caduque et n’a aucune valeur. Nous sommes d’autant plus confortés dans cette démarche que une majeure partie de la population se rallie toujours derrière lui, et le considère toujours comme le seul garant de la paix, du développement, et du progrès de  Madagascar. N‘en déplaise à ses adversaires, il a été, et reste le président qui a le plus fait pour son pays en si peu de temps dans la courte histoire des républiques malagasy qui se sont succédées depuis l’indépendance en 1960. Ce qui forcément n’arrangeait pas ses adversaires puisque les réussites de Son Excellence Ravalomanana en si peu de temps a mis en évidence l’incompétence de ses prédécesseurs.

Durant cette transition, nous mettons en garde les pays ou investisseurs qui pensent profiter de la situation de crise créée par les putschistes pour essayer de faire main basse sur les richesses du pays. Au retour de la normalité, nous allons réclamer un droit d’inventaire sur tout ce qui aura été réalisé par le gouvernement de transition, et nous remettrons en cause tout ce qui n’est pas fait dans le principe gagnant-gagnant entre les malagasy et les groupements (industriels ou particuliers) ou qui auront indûment bénéficié de contrat dans quelques domaines que ce soit à Madagascar.

 

Quatrième point

Nous tenons à souligner la flagrante différence de traitement que les « grands pays développés » des nations unies réservent aux Honduriens par rapport aux Malagasy. A Madagascar et à  Honduras ont eu lieu des coups d’état au cours de cette année 2009 (en mars à Madagascar, et en juin à Honduras).

A Madagascar, malgré les manifestations et les appels à l’aide de tout un peuple depuis des mois et des mois, la communauté internationale n’a pas été très réactive pour apporter des solutions et aider les Malagasy à recouvrer la paix et le retour à l’ordre constitutionnel. Et finalement, aujourd’hui, elle essaye de faire appliquer une solution de transition pour changer de république dans un pays où il n’y avait aucun problème, sauf l’existence d’un jeune DJ assoiffé de pouvoir, et aidé par des forces occultes qui le finançaient depuis l’étranger pour réussir son coup d’état.

A Honduras, au bout de quelques semaines seulement, la même communauté internationale s’indigne du coup d’état qui a eu lieu et exige le retour immédiat et sans conditions du président déchu à son poste !

Y aurait-il deux poids deux mesures dans ce monde ? Ou alors, les Malagasy seraient-ils moins importants, « inférieurs », qui ne valent pas autant que les Honduriens du moins ? Nous nous posons clairement la question : à situation égale, traitement différent ! Où est l’erreur ?

 

Le Collectif GTT International

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