RAVALOMANANA Marc: Un grand homme BIOGRAPHIE

 



Marc Ravalomanana, né le 12 décembre 1949 à Imerinkasinina (banlieue d'Antananarivo), est un homme d'affaire et homme politique malgache. Il est le président de la République de Madagascar depuis le 6 mai 2002 .

Depuis fin 2008 un mouvement contestataire mené par l'ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, réclamait son départ de la présidence et l'instauration d'un gouvernement de transition. Obligé de quitter le palais présidentiel à cause de l'insécurité, il s'est enfuit à la hâte et dissout le gouvernement, tout en léguent le pouvoir de ce dernier au directoire militaire afin de préparer les assises nationales et rétablir l'ordre.

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L'homme d'affaires et les débuts en politique [modifier]

Il appartient à l'ethnie Merina. Autodidacte, il dirige la petite laiterie familiale et la transforme grâce au soutien d'un proche famille, Ministre des Finances et du Plan puis membre du CSR de Didier Ratsiraka à l'époque, (le feu Rakotovao Razakaboana[2]), et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A. Il est marié et a quatre enfants.

En décembre 1999, il est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaines avec comme devise : la « lutte contre la pauvreté ».

Marc Ravalomanana, avec une visée présidentielle bien en tête, se présente comme candidat à la vice-présidence de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar FJKM, (église réformée), l'un des quatre piliers du Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) et est élu, sans coup férir[réf. nécessaire], lors de l'élection d'octobre 2001. Son élection était prévisible[réf. nécessaire] du fait même de sa position en tant que principal financier de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar. Il a su s'appuyer sur les courants religieux, un relais de propagande à Madagascar ayant déjà fait ses preuves[3].

La seule fois où l'église fit campagne fut lors du référendum sur la révision constitutionnelle en 1998 : aucun parti de l'opposition n'avait fait campagne pour le « non », les quatre églises du FFKM ont lu un communiqué qui aurait incité les fidèles à voter « non » et le président Ratsiraka a failli perdre son référendum.[réf. nécessaire]

À la tête d'une nouvelle association dénommée Tiako i Madagasikara (J'aime Madagascar), Marc Ravalomanana brigue la présidence de la République en 2001. En annonçant sa candidature à Imerinkasinina, son village natal, sur le parvis du temple protestant FJKM local, il s'est placé d'emblée dans un courant d'inspiration politico-religieuse, sachant très bien que la moitié des 15 millions de Malgaches sont de religion chrétienne et que 45 % des chrétiens sont des fidèles de son église[réf. nécessaire], l'église réformée FJKM.

La religion traditionnelle, animiste et naturiste, est toujours pratiquée par au moins 40 % de la population, plus de 50 % des malgaches sont chrétiens et 3 % sont musulmans (en grande partie les indo-pakistanais habitant depuis 4 générations à Madagascar)[réf. nécessaire]. Le président Ravalomanana lui-même a reconnu que seul un malgache sur deux est croyant[réf. nécessaire].

L'élection contestée de 2001 [modifier]

Le 16 décembre 2001 a lieu le premier tour de l'élection présidentielle de Madagascar.

Les résultats, selon le ministère de l'Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44 % des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61 %. Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien à Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne Tiako'i Madagasikara, qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils affirment que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53 % des suffrages (une affirmation largement démentie par ses opposants[4] [5]) et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils possèdent un exemplaire. Mais les partisans de Didier Ratsiraka refusent, ce qui provoque une recrudescence des manifestations populaires de soutien à Marc Ravalomanana.

Poussé par la ferveur populaire, Marc Ravalomanana saute le pas le 22 février 2002 et s'autoproclame Président de la République de Madagascar.

L'investiture populaire du 22 février 2002 n'a pas été acceptée par la communauté internationale. Marc Ravalomanana a dû renouer avec la voie diplomatique et accepte la médiation du président sénégalais Abdoulaye Wade. Un présumé « accord secret » aurait été conclu pour le partage de pouvoir[réf. nécessaire] (Ratsiraka Didier resterait le président et Marc Ravalomanana deviendrait Premier ministre).

Les choses ont évolué différemment. La Haute Cour constitutionnelle confirme la victoire du candidat Marc Ravalomanana au premier tour. Une deuxième investiture a eu lieu, cette fois-ci « légale », le 6 mai 2002. Les représentations diplomatiques envoient leur numéro deux[réf. nécessaire] à Mahamasina assister à une cérémonie officialisation l'entrée en fonction de Ravalomanana.

Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre le contrôle de l'administration. Il a fallu au nouveau pouvoir démanteler les barrages anti-économiques[réf. nécessaire] dont celui sur la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina, la ville du grand port. Pour cette mission, les réservistes ont été préférés à des éléments de l'armée régulière pour désarmer les milices et les militaires aux ordres de Ratsiraka et assurer la pacification du territoire. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar après l'issue de la crise politique de 2002.

Présidence [modifier]

À l'issue de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana et son parti Tiako i Madagasikara devaient une nouvelle fois légitimer leur accession au pouvoir. C'est chose faite avec les élections législatives et communales largement dominées [6]. Le premier mandat du président Ravalomanana a été plutôt calme et stable, une fois l'année 2002 passée. Les partis de l'opposition sont minoritaires mais bien présents, en particulier au Sénat dont la présidence a été confiée au numéro deux du TIM. Chose rare dans la démocratie malgache[réf. nécessaire], le Premier ministre Jacques Sylla a été maintenu à son poste durant tout le mandat présidentiel.

Après l'élection présidentielle du 3 décembre 2006, Marc Ravalomanana est déclaré vainqueur, ayant obtenu 54,79 % (2 435 199 voix). Le taux de participation est de 61,93 %[réf. nécessaire]. Les opposants réclament la révision de la loi électorale que l'ancien président Didier Ratsiraka aurait conçue pour se maintenir au pouvoir. Ils délaissent la campagne sur le référendum du 4 avril 2007. La révision de la Constitution concerne la mise en place des régions, la reconnaissance de la liberté de religion à la place de la laïcité, l'anglais en tant que troisième langue officielle. Sans adversaires, le TIM domine le Parlement et a un millier de maires élus, soit deux sur trois[réf. nécessaire].

Gouvernance [modifier]

Marc Ravalomanana a adopté un nouveau style très chef d'entreprise, il veut aller vite tout en restant pragmatique [7]. Il encourage les Malgaches à travailler dur, vite et bien. Les concepts en anglais font leur apparition[réf. nécessaire] : rapid result initiatives, private public partnership, task force, ownership, leadership… Des services administratifs ont été créés dans le but d'instaurer une bonne gouvernance : le Bianco pour lutter contre la corruption, le SAMIFIN contre le blanchiment d'argent, le Central Intelligency Service, le Conseil supérieur de la défense nationale...[8]

Économie [modifier]

Il aura été marqué par le recours à des entreprises étrangères[réf. nécessaire] pour gérer les compagnies nationales Jirama (eaux et électricité) et Air Madagascar. Une mesure de détaxation périodique a été appliquée sur des produits spécifiques afin de relancer la consommation et aider certains secteurs de l'économie. L'Economic Development Board of Madagascar est créé pour faciliter les investissements. L'effacement de ses dettes permet au pays d'investir dans son développement.

Le MAP ou Plan d'action pour Madagascar[9] est un plan de développement quinquennal qui se présente en termes d'engagements et de défis à relever pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Marc Ravalomanana mise sur la révolution verte : multiplier la production alimentaire par trois et faire de la crise alimentaire mondiale une opportunité.

Des pôles intégrés de croissance sont mis en place en partenariat avec la Banque mondiale. Toamasina est décrétée capitale économique[réf. nécessaire]. Les projets miniers (ilménites, nickel, cobalt, pétrole) sont devenus concrets et apportent le développement économique et social dans la région[réf. nécessaire]. Des doutes persistent sur leur impact écologique, le réel apport au développement local, les bénéfices que l'État perçoit[réf. nécessaire].

Réformes [modifier]

Sous la présidence de Marc Ravalomanana, les réformes ont été nombreuses : la redynamisation de la décentralisation et de la déconcentration, la réforme foncière pour donner aux paysans un titre, la possibilité aux investisseurs étrangers d'acquérir un terrain, la réforme fiscale visant à augmenter le nombre de contribuables et la recette, le "ciel ouvert". La plus grande réforme serait la transformation de l'Éducation Nationale du primaire[réf. nécessaire] - qui dure sept ans – jusqu'au niveau supérieur. Marc Ravalomanana fait entrer l'apprentissage de l'anglais en primaire et envoie des jeunes étudier aux États-Unis[réf. nécessaire].

Relations internationales [modifier]

Jamais un président malgache n'a effectué autant de déplacements étrangers[réf. nécessaire]. Les grands partenaires de Madagascar sont désormais l'Europe, les États-Unis, le Canada, la Norvège, le Japon, l'Inde et la Chine[réf. nécessaire]. Le président Ravalomanana privilégie aussi l'intégration régionale[réf. nécessaire], notamment dans la Communauté de développement d'Afrique australe (en anglais SADC). Il a rapproché la Grande île de l'Afrique et rêve d'un continent qui se développe grâce à ses potentialités[réf. nécessaire].

Le sommet de l'Union africaine de juillet 2009 à Antananarivo marque la consécration[réf. nécessaire] de six années d'efforts sur le plan diplomatique.

Marc Ravalomanana a été reçu docteur honoris causa par trois universités, Université d´ Antananarivo, Abilene Christian University[10] et l'Université de Pékin[11].

Crise en 2009 [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Crise politique de 2009 à Madagascar.

Son pouvoir est fortement perturbé par un mouvement de contestation dirigé par le maire de la capitale Andry Rajoelina. Les partisants de celui-ci en voulaient au président pour ses pratiques qu'ils jugeaient autocratiques et sa mainmise sur la sphère économique. La crise prend une ampleur très importante à la fin de l'année 2008 et en mars 2009 l'armée rejoint le mouvement de contestation et prend d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra, dans lequel toutefois le président Ravalomanana ne se trouve pas.

Le 17 mars 2009, il démissionne sous la pression des militaires et a été obligé de s'enfuir hors du pays. Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissout par décret du chef de l'État. La fonction  du Premier ministre a été confiée à un directoire militaire. Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues » [13]. Quelques heures plus tard, l'amiral Ramaroson, après avoir été kidnappé et menacé, transmet le pouvoir à Andry Rajoelina. Norbert Lala Ratsirahonana qui rédigait ce decret a avoué que c'était un acte extraconstitutionnel, mais s'efforce à se justifier par l'événement "extraconstitutionnel.
Ravalomanana Marc est toujours reconnu comme étant le Président Légal de la République de Madagascar par tous les pays et toutes les organisations Internationales, qui condamnent en même temps le Coup d'Etat et les violentes répressions perpetrées par cette Haute Autorité de Transition par l'intermediaire de ces mutins. Marc Ravalomanana, qui désormais se trouve à Prétoria, a abrogé le decret qu'il a rédigé  le 17 mars 2009, et a nommé, le 16 avril 2009 son Premier Ministre Manandafy Rakotonirina, leader du Parti MFM et sénateur de Madagascar, . Pourtant, ce Premier ministre a été enlevé le 28 avril 2009  pour " tentative de coup d'Etat et atteinte à la sûreté de l'Etat" et est detenu à présent dans une résidence surveillée à l'Est d'Antananarivo.
Après la signature de La Charte a Maputo, il a décidé de ne pas participer à cette nouvelle Transition, et promet au peuple de "revenir quand la condition de sa sécurité sera effective"; néanmoins son équipe restera très active jusqu'aux prochaines élections.
Ravalomanana Marc est un homme hors du commun, avec sa capacité d'élaborer des stratégies éfficaces autant pour sa personne qu'à l'intérêt de la Nation, et surtout pour son humilité qui prouve sa grandeur d'âme. Jamais un Homme d'Etat de ce 21°siècle aurait ravaler son ambition pour le bien du peuple que lui.



Là où il est apparu, lors de ses voyages à l'étranger, il a fait briller MADAGASCAR, par son sourire, par sa volonté et par son grand projet honnête et éfficace.